LES FEMMES DANS LES FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE AU SENEGAL / UNE INTEGRATION MITIGEE
L’intégration des femmes dans les forces de défense et de sécurité est au cœur du processus de démocratisation des systèmes politiques africains. L’image fortement masculine des forces de défense et de sécurité intervient dans la construction d’une identité professionnelle dont les plus grandes préoccupations sont liées à ancien un agent capable de devenir « homme », symbole de la virilité. Par conséquent, les filles nouvellement admises dans le secteur sont formées en tant qu’agents devant faire abstraction de leur statut de femme. De ce point de vue, introduire l’analyse genre dans les études sur les forces de défense et de sécurité (FDS), c’est donc s’interroger sur les statuts et rôles des femmes et des hommes dans cet espace, tout en appréhendant l’impact des rapports sociaux dans l’exercice de leurs fonctions.
Libéralisation et développement économiques en Afrique (Printed)
Dans son discours délivré à la clôture de la 11ème Assemblée Générale du CODESRIA, à Maputo en 2005, Jomo Kwame Sundaram remarque que plus de trois décennies de stagnation économique, de privation et d’une pauvreté agrandissante ont gravement affecté le tissu économique, social et politique de l’Afrique. Par conséquent, des efforts proactifs sont d’une urgente nécessité pour la création de capacités durables pour le développement. Sundaram défend que l’opinion générale sur le développement de l’Afrique et la pauvreté est souvent erroné et dangereux. Même le FMI a reconnu que la libéralisation financière internationale n’a fait qu’exacerber la volatilité. Encore pire, des preuves tangibles ont été fournies sur le fait que certaines recommandations avancées sur la politique économique et les conditionnalités imposées aux gouvernements africains ont reflété le manque de désintérêt et la préjudice de la part de ceux qui sont supposés aider l’Afrique. C’est en tenant compte du fait que la croissance économique et le développement ne réduisent pas nécessairement la pauvreté et les inégalités que Sundaram appelle à un ‘espace politique’ élargi afin que les gouvernements africains puissent choisir ou mettre sur pied leur propre stratégies de développement, mais aussi développer et mettre en oeuvre des politiques de développement qui sont plus appropriées.